Le fado
Le 27 novembre 2011, le Fado, chant mélancolique portugais, a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l´Unesco. Le Comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni sur l'île indonésienne de Bali, a au total ajouté 14 éléments à la "liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité", qui comptait déjà 213 traditions du monde entier. Le "chant populaire urbain du Portugal" pour reprendre les termes de l´Unesco, a été choisi pour faire partie de cette liste. Le Secrétaire d´Etat à la culture, M. Francisco José Viegas a déclaré à cette occasion qu´il "s´agit d´une reconnaissance juste que les Portugais ne vont pas manquer de célébrer et de valoriser à un moment où le pays a aussi besoin de bonnes nouvelles". En savoir plus : www.unesco.org
Le fado est la musique qui incarne mieux que toute autre l'âme portugaise. Ce chant traditionnel, exprime la "saudade", c’est-à-dire la tristesse et la nostalgie. Il est aujourd’hui l’un des symboles de la culture portugaise dans le monde.
Le fado, qui est un genre musical traditionnel du Portugal, prend la forme d'un chant mélancolique. Dans sa forme traditionnelle, il est accompagné par des instruments à cordes pincées, notamment la guitare. Le chanteur de Fado ou fadista développe généralement des thèmes récurrents empreints de nostalgie : les amours perdues, la jalousie, la nostalgie du passé, le mal de vivre, le chagrin et l’exil... A noter : le nom de "fado" vient du mot latin fatum qui signifie "le destin".
Le fado serait apparu sur les docks de Lisbonne dans les années 1820 ou 1840 comme un concentré populaire d’influences brésiliennes et africaines. Certains pensent que cette musique était à l’origine un chant des marins portugais. En effet, le fado a d'abord été chanté dans les quartiers mal famés de la capitale avant de séduire la bourgeoisie, généralement accompagné au piano.
Le fado est un chant populaire dans les villes de Porto et Lisbonne où il a sans doute vu le jour.
Ce type de Fado, pratiqué aussi bien par des hommes que par des femmes, est en général plus entraînant et plus joyeux que celui de Coimbra.
La ville universitaire de Coimbra a en effet donné un sens différent à ce chant et en a fait un chant d’étudiants. Contrairement au Fado de Lisbonne, le Fado traditionnel de Coimbra est chanté uniquement par des hommes.
La Première chanteuse connue fut Maria Severa dans les années 1850.
Dans les années 1920, le fado de Coimbra a rencontré un grand succès.
De nombreux chanteurs et chanteuses ont contribué à la renommée de ce chant comme Carlos Ramos, Alfredo Duarte Marceneiro, Berta Cardoso, Maria Teresa de Noronha, Hermínia Silva, Fernando Farinha, Fernando Maurício, Lucília do Carmo ou Manuel de Almeida.
C’est la grande Amalia Rodrigues qui a fait connaître le fado dans les grandes salles européennes et à travers le monde.
L’une des héritières de cette diva est Mariza, une chanteuse qui continue de porter le Fado au-delà des frontières.
D’autres fadistas connues actuellement sont Cristiana Branco, Dulce Pontes, Madredeus ou Katia Guerreiro.