Luso Melodias, c'est quoi? C'est du Fado de Lisbonne 100% acoustique, un chanteur, trois musiciens.

Elles sont multiples et controversées.
Pour les portugais, ce chant a été colporté par les marins au long cours.
En fait, héritage des chants arabes et juifs, il proviendrait à la fois du Lundum brésilien (mélange de rythmiques noires importées par les esclaves africains), de la modinha (musique de cour portugaise) ;
et descendrait également des joutes oratoires des troubadours (XIIè siècle dans le sud de l’Europe).
Le mot Fado est issu du latin Fatum (fatalité, destin). Ce qui fait de ce chant l’expression même de la « saudade » lusitanienne (que l’on associe au « blues », au regret, nostalgie de l’être aimé ou de son pays).
Les thèmes récurrents sont: l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l’exil...
Parfois, le répertoire se fait plus léger, plus drôle, marqué d'une vitalité ironique et spirituelle.
A Lisbonne et à Porto, le fado est essentiellement chanté dans la vieille ville, (dans des tavernes ou maisons de fado) par un homme ou une femme
vêtus de noir. Ils chantent l’amour et la mort, souvent l’homme chante sa ville, la misère, critique la société, les politiques, de la toirada
(tauromachie), des chevaux, des temps passés...
A Coimbra, cité universitaire depuis le XVIe siècle, se sont les étudiants qui s’approprièrent le fado. Pour cette raison, les chants gardent
le même style triste, mais reprennent d’autres thèmes : l’amour encore, mais également la fin des études, la critique de la logeuse, la vie bohème
des étudiants, la fête entre amis, etc. Le chant se fait en groupe.
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Ha para o sofrimento um bom remédio afinal E cantar e no momento ninguém se lembra do mal Nao custa memso nada, tentem fazer como eu Uma guitarra afinada, uma voz bem timbrada E tudo esqueceu |
Il y a pour la souffrance un bon remède finalement Il faut chanter afin de ne plus ressentir sa peine Cela ne coûte rien essayez de faire comme moi… Une guitare accordée, un beau timbre de voix et tout sera oublié |
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Quando a tristeza me invade, canto o fado se me atromenta a saudade canto o fado haja ciume à vontade, canto o fado por uma esperança perdida nao passo na vida por um mau bocado. Se a casa sorte o esqueceu é fazer como eu deixo andar canto o fado |
Lorsque la tristesse m’envahit, je chante le fado Si je suis tourmenté par la «saudade» je chante le fado Il peut y avoir de la jalousie je chante le fado Pour une espérance perdue je ne passerai pas Un mauvais moment. Même si la fortune m’oublie, il faut faire comme moi Je laisse aller… je chante le fado |
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Nao é que nao me interesse por quem à dor nao resiste Mas hà gente que parece que gosta até de andar triste Tem sempre um ar fatal a que ninguem os abriga Pois neste mundo afinal vendo bem nada vale mais do que uma cantiga |
Ce n’est pas que je ne m’intéresse pas à ceux qui ne résistent pas à la douleur Mais s’il y en a qui me paraissent aimer être triste Ils ont toujours un air de fatalité auquel personne ne les oblige Dans ce monde finalement rien ne vaut une chanson |
| Saudade: c’est le plus touchant de tous les mots de la langue portugaise. Il exprime le regret de l’absence, le chagrin des séparations. Toute la gamme de la privation des êtres et des objets aimés. | |